Sainte-Anne et ses alentours

bourg de Sainte-Anne

Sainte-Anne est une jolie commune de l'extrême sud de l'île possédant plus de 15 km de plage de sable blanc.

Le bourg a su garder son coté typique avec son marché, ses petites places animées et ses petites maisons colorées.


Située à l'extrême sud de la Martinique, Sainte-Anne présente de nombreuses plages de sable blanc, dont la célèbre plage des Salines  faisant un arc de cercle parfait et considérée comme une des plus belles plages des Petites Antilles. Elle présente également, plus à l'est, un secteur aride avec la savane des pétrifications et l’étang des Salines. Cette commune, pilote du tourisme durable, possède de très belles plages bordées de cocotiers, 22 km de rivage de sable blanc et eau turquoise qui en font de véritables paysages de cartes postales.

La commune porte ce nom en souvenir du commandant de Sainte-Anne, glorieux défenseur de l’île contre les Anglais en 1808.

En 1690, une chapelle est édifiée pour les 700 habitants qui vivent autour d'une dizaine d'exploitations sucrières ; la culture de la canne à sucre couvre l'essentiel des terres cultivables. Elle est incendiée par les Anglais et reconstruite en 1730. La charmante église "Notre Dame" est détruite à nouveau, cette fois par un cyclone, en 1817. La reconstruction s'achèvera en 1829. En 1866, elle est agrandie et embellie. En 1991, la municipalité entreprend de gros travaux pour la rénovation du clocher. Elle a été restaurée en 1994 par la municipalité après un incendie.

L'église Notre-Dame de Sainte-Anne est inscrite à l'inventaire des monuments historiques (c'est l'une des plus anciennes églises de la Martinique).

Le Calvaire qui escalade le morne derrière l’église est le lieu de culte le plus fréquenté à Sainte-Anne après l’église. Chaque année, en septembre, plus de 5000 pèlerins viennent y accomplir le pèlerinage de la Salette.



Commune du Marin

Commune voisine de Sainte-Anne, possède l'une des plus grandes marinas de la Caraïbe. Site trés animé, de nombreux restaurants et petits bars sympas.


Situé au sud de l'île de la Martinique, Le Marin possède le plus grand port de plaisance de la Caraïbe avec près de 400 unités. Le port de plaisance du Marin offre l’une des meilleures infrastructures nautiques de toutes les Antilles. Le bassin portuaire est profondément installé à 2 milles à l’intérieur des terres et offre une excellente protection. Les installations sont de première qualité et l’on y trouve tous les services (mécanique, gréement, voilerie, électronique, réparations générales, supermarché, location d’autos). Le port offre peu d’espace d’entreposage extérieur, les bateaux restant à flot pendant la saison cyclonique. Importante base de location de voiliers, le port offre 620 postes d’amarrage à quai et 70 mouillages sur corps-morts. Tout autour du port s'étale une véritable petite ville nautique, entièrement dédiée à la navigation de plaisance, où est installé un bureau des douanes françaises.

La commune du Marin est l’un des plus ancien site habité de la Martinique. En 1664, lors du premier dénombrement de l’île ordonné par Colbert, elle figurait sous le nom de « Cul-de-sac de Saint-Etienne du Marin » avec 199 habitants. En 1673, les anglais brûlèrent la chapelle et le bourg, ravageant les plantations et les troupeaux.

Vers 1700, le bourg est reconstruit. Vers 1717, 60 hommes de la milice du Marin, sous la conduite de leur capitaine Henry Saint-Amour, participent au fameux Gaoulé (révolte) du Diamant, qui a pour conséquence l’arrestation et le renvoi en France du gouverneur et de l’intendant. Le petit port du Marin fut doté en 1731 d’une lieutenance royale et devint le chef-lieu d’un des quatre départements de l’île. Le 14 janvier 1759, une attaque anglaise fut repoussée. Le comte d’Ennery posa la première pierre de l’église du bourg du Marin. Selon les historiens locaux, l’autel de l’église était destiné à la cathédrale de Lima (Pérou), mais le navire qui le portait fit naufrage sur les côtes du cap, à l’est du Marin.

Au 19è siècle, Le Marin fut le théâtre de combats navals entre français et anglais. Girardin de Montgérald, commandant du quartier de Sainte-Anne, et Mondésir Bonnier, commandant le Marin, mirent les anglais en déroute. Depuis, deux quartiers du Marin portent leurs noms. 

En 1839, le Marin fut érigé en commune, un conseil municipal fut élu par des électeurs censitaires. C’est près de l’usine du Marin, qu’en 1871 se déroula l’incident qui fut à l’origine de «l’insurrection du Sud». Un conflit de classe et de couleur qui dégénéra. Plusieurs habitations brûlèrent du côté de Rivière Pilote et, comme il était d’usage à cette époque, le mouvement fut écrasé dans le sang par le gouvernement de la IIIe République.

En 1974, les difficultés du monde agricole provoque la disparition de l’activité cannière et la fermeture de l'usine. De nos jours, l’économie du Marin est largement tournée vers le tourisme et plus particulièrement vers la plaisance grâce à sa marina de plus de 700 places.